Groupement d'études et de recherches pour le développement de l'agronomie tropicale

Résumé

Groupement d'études et de recherches pour le développement de l'agronomie tropicale Etude de l'influence du couvert naturel et de ses modifications à Madagascar… (1974)

Les facteurs de dégradation et de destruction du couvert naturel à Madagascar sont en effet très nombreux : l’action répétée et inconsidérée des feux de brousse, la cadence croissante des défrichements des forêts avec des sols de nature fragile, constituent les deux graves menaces de l’équilibre biologique et qui auront des conséquences néfastes directes sur l’économie agricole dont vivent 85 % des populations de ce pays.
Source : Gallica

Groupement d'études et de recherches pour le développement de l'agronomie tropicale Etude de l'influence du couvert naturel et de ses modifications à Madagascar… (1974)

La couverture forestière, qu’elle soit native ou le fait d’un reboisement, joue un rôle important :
— Sur le déficit d’écoulement : la forêt évapotranspire plus que la brousse de reconstitution. Le reboisement d'Eucalyptus à la station de Périnet a un effet plus accusé que la forêt naturelle : le débit permanent est trois fois plus faible sous couvert d’Eucalyptus que sous couvert de forêt naturelle.
— Sur le coefficient de ruissellement : la végétation forestière diminue dans de notables proportions les forts ruissellements.
Source : Gallica

Groupement d'études et de recherches pour le développement de l'agronomie tropicale Etude de l'influence du couvert naturel et de ses modifications à Madagascar… (1974)

Le couvert forestier ne réduit donc pas les variations interannuelles de débit. Le couvert d’Eucalyptus augmenterait même ces variations ; ceci est possible dans la mesure où les Eucalyptus, par leur évapotranspiration accrue, diminueraient le débit du cours d’eau de D5 ; celui-ci n’étant jamais très fort devient très faible pendant les années sèches (100 mm de lame d’eau écoulée en 1965-66, 50 mm en 1966/67) et les variations relatives entre années deviennent plus fortes. Mais les variations absolues du débit annuel sont du même ordre de grandeur d’un bassin à un autre.
Source : Gallica

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