Résumé

Henri de Lyne Le Lieutenant Cupidon, joyeusetés militaires (1885)

A huit heures, le régiment tout entier est réuni sur deux rangs ; le colonel tient son sabre à la main, et la musique s'apprête à entonner l'hymne national.
Soudain on crie : « Aux armes ! » le poste sort, les grilles du quartier s'ouvrent et un général gros et court, coiffé d'un képi dont la visière lui recouvre les yeux, s'avance
s'avance d'un lieutenant grand et mince, aux aiguillettes brillantes, qui tient à la main un crayon et un calepin.
Source : Gallica

Henri de Lyne Le Lieutenant Cupidon, joyeusetés militaires (1885)

Sa voie mélodieuse vint donner un nouvel essor aux sentiments de Verluche qui, cette fois, frappé au coeur, résolut d'épouser Mlle de Livonne.
Le lendemain, à l'aurore, la compagnie était rassemblée. Les hommes rangés, en tenue de campagne, semblaient annoncer une bataille dont le cliquetis des armes, dans cette demi-obscurité et ce silence du matin, paraissait être le prélude.
La tristesse était peinte sur tous les visages ; chacun en s'éloignant perdait quelque chose : le soldat son vin, le capitaine la belle Odette.
Source : Gallica

Henri de Lyne Le Lieutenant Cupidon, joyeusetés militaires (1885)

Un toast porté au dessert par le colonel prédit à Mme Verluche un bonheur parfait et au capitaine un brillant avenir ; dans une avalanche de paroles aimables, chacun y trouva sa part, le corps d'officiers et le régiment lui-même.
Enfin, à onze heures, l'orchestre débuta par une valse entraînante; le colonel offrit son bras à la jeune mariée et la soirée commença pleine d'entrain et de gaieté.
Plusieurs années se sont écoulées.
L'hiver a rejeté son manteau de glace ; la nature engourdie se réveille au souffle du printemps et un léger parfum s'exhale de la terre.
Source : Gallica

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