Résumé

Histoire du père Vieyra, jésuite portugais… (1875)

Si, dans Vieyra, l'esprit n'est jamais à bout de ressources, ce n'est pas au préjudice du cœur. Ce coeur , il est vrai, ne fait point parade de lui-même ; mais sa noble sincérité n'en est que plus émue et plus émouvante chaque fois que sont en jeu les plus chers intérêts de Dieu et des âmes. Selon lui, avoir du cœur, ce n'est pas s'étudier à faire vibrer les cordes du tendre, c'est se dévouer généreusement à rappeler aux hommes leurs devoirs, à les mettre dans le chemin du bonheur; c'est affronter, à ses risques et périls, l'esprit d'orgueil et de domination, les abus de la force.
Source : Gallica

Histoire du père Vieyra, jésuite portugais… (1875)

Vieyra, qui domptait avec tant de générosité sa nature en ce qu'elle avait de plus élevé, la volonté propre, ne pouvait être l'esclave de ce qu'il y avait de moins noble en lui, la vie des sens ; et comme il avait appris, au pied de la croix, que cette vie des sens ne se réprime pas sans souffrances, plus il voulait être à Dieu, plus il était prêt à tout souffrir. « La souffrance, dit-il dans un de ses sermons du Jeudi-Saint, c'est le superlatif de l'amour ; car, si aimer simplement c'est vouloir du bien à celui que l'on aime, aimer beaucoup c'est se vouloir du mal à soimême. »
Source : Gallica

Histoire du père Vieyra, jésuite portugais… (1875)

Rien qu'à la verve d'une telle apostrophe, on sent qu'entre ces deux combattants, si l'Eglise était violemment attaquée, elle n'était pas moins ardemment défendue. En comparant l'ardeur de l'un à la fougue de l'autre ; en voyant le même fond d'intelligence et de cœur, selon qu'il s'appuie ou ne s'appuie pas sur l'humilité et la prière, produire ou tout ce que les passions ont de plus funeste, ou tout ce que la vertu a de plus héroïque, on n'en sent que mieux de quel côté est la bonne part.
Source : Gallica

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