Résumé

Historiques des 121e et 421e régiments d'artillerie lourde… (1920)

Lorsque, le 1" juin, l'ordre arrive de repasser la Marne à Laferté-sous-Jouarre, ce sont ses dernières forces que le groupe met à contribution pour gagner Monthermé et Champtortet, où hommes et chevaux s'affalent, épuisés par cette randonnée de quatre jours, ces manœuvres de matériel à proximité d'un ennemi menaçant. La journée du 2 juin est consacrée au repos complet, c'est-à-dire au sommeil : tout dort, bêtes et gens, tandis qu'au-dessus du bivouac un beau soleil monte et décrit sa courbe.
Source : Gallica

Historiques des 121e et 421e régiments d'artillerie lourde… (1920)

Le lendemain, c'est au tour de la 7e batterie d'être durement éprouvée par la perte du sous-lieutenant Berthier, frappé mortellement à l'observatoire du fort de Belleville en réglant le tir de sa batterie malgré un bombardement ajusté par obus de gros calibres.
A la 8e, le même jour, le maître-pointeur Ferrère et le servant Pradier tombent à leur poste de combat.
Les tirs ennemis ne cessent ni le jour ni la nuit ; le Boche veut passer à tout pris, mais le général Pétain, dans une proclamation célèbre, n'a-t-il pas dit « On les aura » !
Source : Gallica

Historiques des 121e et 421e régiments d'artillerie lourde… (1920)

Le groupe bat en retraite, se portant quelques kilomètres en arrière et s'établissant à l'est d'Estrées ; la mise en batterie s'opère de nuit ; le 6 avril, tout le personnel est de nouveau à son poste prêt a tirer. Pendant 12 jours sans arrêt de toutes parts en entend le tonnerre de l'artillerie française qui défend ses pos-lions : officiers, sous-officiers et canonniers rivalisent de zèle et d'entrain, 6 hommes sont tués ; le maréchal des logis Pichard est frappé en réparant des lignes téléphoniques en terrain découvert donnant à tous le plus bel exemple de sacrifice.
Source : Gallica

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