Résumé

Portrait de Isidore Geoffroy Saint-Hilaire Isidore Geoffroy Saint-Hilaire Lakanal, sa vie et ses travaux à la Convention et au Conseil des Cinq-Cents… (1849)

Mais Lakanal étonne autant qu'il s'étonne lui-même. Chacun s'attendait à le voir plier sous le fardeau des années et déjà presque un pied dans la tombe, et il semble que l'Amérique nous le rende tel qu'elle l'a reçu en 1815. A soixante-quinze ans il est encore dans la force de l'âge : ni les veilles terribles de 1793, ni le ciel brûlant des tropiques, ni les épidémies annuelles et meurtrières de la Nouvelle-Orléans, ni, plus cruelles encore, les douleurs de vingt-deux ans d'exil, n'ont eu le pouvoir de faire ni courber ni blanchir cette noble tête.
Source : Gallica

Portrait de Isidore Geoffroy Saint-Hilaire Isidore Geoffroy Saint-Hilaire Lakanal, sa vie et ses travaux à la Convention et au Conseil des Cinq-Cents… (1849)

Et ses travaux à cet égard avaient commencé sous la Convention elle-même, quand l'Institut n'existait encore que dans tes voeux des membres du Comité de l'instruction publique. S'éclairant des lumières des savants, des gens de lettres, des artistes illustres qui l'entouraient, Lakanal, investi de toute la confiance de ses collègues, dressait la liste des quarante-huit membres qui devaient former le premier noyau de l'Institut, ou, comme on disait alors, le tiers électeur. Et qu'il se sentit fier et heureux d'une telle mission ! Chez quel autre peuple eût-on pu la remplir aussi magnifiquement !
Source : Gallica

Portrait de Isidore Geoffroy Saint-Hilaire Isidore Geoffroy Saint-Hilaire Lakanal, sa vie et ses travaux à la Convention et au Conseil des Cinq-Cents… (1849)

Et jamais mission ne fut plus complètement, plus heureusement remplie. Tout ce qu'il s'était promis à lui-même, Lakanal l'accomplit. Placé entre le Comité des finances qui ne connaît qu'un besoin, l'économie, et la foule de ceux qui ne voient dans les sciences, les lettres et les arts qu'une inutile aristocratie de l'esprit, Lakanal semble devoir toujours échouer, et presque toujours il réussit. C'est une lutte où, durant trois années, la victoire, souvent emportée de vive force, parfois aussi adroitement obtenue, reste à la bonne cause.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature