Résumé

J H Meister Souvenirs de mon dernier voyage à Paris (1796-1797)

La mode a varié le costume, a bouleversé les opinion, les usages, la forme du gouvernement ; on a changé de préjuges et d'idoles; mais , c'est par le même genre d'enthousiasme ou d'engoument qu'on se laisse entrainer. Ce sont toujours les personnes, c'est toujours la faveur que l'on encense ; ou supporte son joug avec plus de patience que celui des loix. On parle de patriotisme et de liberté; mais c'est du poupoir et de la richesse que l'on veut, c'est de gloire et de vanité que l'on s'e nivre. On a des accès de vengeance et de fureur qui ressemblent à la rage, à la férocité du tigre
Source : Gallica

J H Meister Souvenirs de mon dernier voyage à Paris (1796-1797)

S'il est quelqu'un qui puisse se vanter d'avoir
prévu, jusqu'où la révolution conduiroit la France, cet honneur appartient sans doute à l'abbé Siryes. Quoiqu'il ait eu plus ou moins de part à tout, comme tout ne s'est pas fait par lui, ni précisément comme sa logique l'avoit arrangé, l'avoit conçu, je doute s'il est un homme en France, parmi les plus violens aristocrates même, qui, dans son intérieur, soit plus mécontent de tout que L'abbé Sieyes.
Source : Gallica

J H Meister Souvenirs de mon dernier voyage à Paris (1796-1797)

Dans le premier quart d'heure, les représentans du peuple ne virent point sans quelque effroi le grand nombre de blessés qu'on vint déposer dans les salles qui précèdent celle de la Convention.
Un homme présent à ces scènes d'horreur, ne put remarquer sans admiration, l'auguste silence qui règnoit autour de ce douloureux spectacle de tant de malheureux mortellement blessés, et dont plusieurs devoient éprouver de cruelles souffrances, quelque soin que l'on prit pour les soulager. Il n'en est pas un
qui laissât échapper la moindre plainte, le moindre gémissement.
Source : Gallica

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