Résumé

Jacques-Albin-Simon Collin de Plancy Les tribulations de Robillard, ou Les honnêtes gens comme il y en a trop… (1854)

Les honnêtes gens sont rares auprès des gouvernements ; et leurs paroles y ont par là même plus de poids. N'est-il pas juste que nous nous employions à faire tomber sur les vrais patriotes les bienfaits de l'Etat, que l'intrigue et la corruption versent toujours sur les courtisans et sur les favoris?
— N'ayez donc pas d'inquiétude, monsieur Robillard, dit Lucrin. Travaillez avec ardeur, et surtout ne craignez pas de contrarier les projets de votre curé, qui ne manquera pas de prêcher pour quelque jésuite de sa couleur. Dites bien à vos paysans de se mettre sur leurs gardes.
Source : Gallica

Jacques-Albin-Simon Collin de Plancy Les tribulations de Robillard, ou Les honnêtes gens comme il y en a trop… (1854)

Son dîner était excellent : les éloges pleuvaient de la bouche de tous les convives. Nicodème se sentait fier d'un succès qui allait créer sa réputation à L. Sophie triomphait donc sur toute la ligne, et le soir elle réunit de son côté ses amis et connaissances, c'est-à-dire les domestiques de M. de Crochepatte, de Lucrin, et de Robert, dans la cuisine de Robillard pour leur faire apprécier son talent. Les prétendus restes qu'elle servit aux valets ressemblaient comme deux gouttes
d'eau au dîner des maîtres, ce qui suppose qu'on en avait gardé un double.
Source : Gallica

Jacques-Albin-Simon Collin de Plancy Les tribulations de Robillard, ou Les honnêtes gens comme il y en a trop… (1854)

Dire la joie de Marguerite en revoyant ses montagnes, ses bois, le vieux château de Salm et le clocher de sa pauvre église, ne serait pas chose facile. Nicodème lui-même se sentait renaître à la véritable vie, en respirant cet air des champs qui dilatait sa poitrine. Il avait repris la veste de bure et la blouse bleue, sous lesquelles il se retrouvait tout à l'aise. Il n'y avait pas jusqu'à Gustave qui ne se fit une fête de retrouver ses anciens compagnons, ses jeux dans la forêt, et les' veillées
d'hiver sous la large cheminée, près du feu pétillant.
Source : Gallica

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