Résumé

Jacques-Marie Trichaud Un vrai gentilhomme ami du peuple au XVIe siècle… (1872)

Sébastien de Seguins fut un de ces généreux bienfaiteurs du peuple, vrai gentilhomme par l'esprit et par le cœur. Il le défendit énergiquement les armes à la main et revendiqua ses droits imprescriptibles avec un remarquable talent oratoire. L'histoire et la littérature se disputent son nom, tandis que la patrie reconnaissante grave sur la plupart de ses monuments religieux et profanes son blason rehaussé de ces deux sublimes devises : Sola salas servire Deo, le seul
moyen de salut est de servir Dieu ; Tendit ad sidera virtus, la vertu s'élève vers les cieux (1) .
Source : Gallica

Jacques-Marie Trichaud Un vrai gentilhomme ami du peuple au XVIe siècle… (1872)

Que peut-il venir de bon de cette caste privilégiée de la noblesse ? Sans doute des membres trop nombreux de cette caste privilégiée ont abusé de leur influence et de leur position. Mais il me semble que le peuple n'a pas mal contre-balancé ces exactions condamnables et abusé lui aussi de sa puissance aux jours néfastes de la Révolution, en 1792, 1850, 1848 et 1871. Aussi le grand poète italien Alfieri, désabusé, disait-il avec amertume : « Les petits à l'œuvre me raccommodent avec les grands. »
Soyons francs et justes ; toutes les classes de la société ont des taches indélébiles.
Source : Gallica

Jacques-Marie Trichaud Un vrai gentilhomme ami du peuple au XVIe siècle… (1872)

Chaque jour en augmente le poids et me pousse vers le terme où j'avance rapidement. Comme le voyageur qui a terminé sa course sur une terre étrangère met tout en ordre pour retourner dans la patrie, je dois aussi régler exactement mes dispositions dernières. D'autant, qu'une fois la frontière de ce monde franchie, on n'y repasse plus. Le bien et le mal dont nous nous sommes rendus les agents sont nos compagnons obstinés et, suivant leur importance, décident de notre sort éternel heureux ou désolant.
Source : Gallica

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