Jean Achard

Résumé

Jean Achard Les Tumeurs de la clavicule (1911)

Chacun sait combien la blessuredes grosses artères de la région est chose dangereuse et quelle mort rapide peut en être la conséquence, si le chirur-gien n’arrive pas à poser rapidement une ligature solide ; de même, la pénétration d’air dans les veines de la base du cou ; il peut en résulter, comme dans le cas de Beauchêne, la mort presque instantanée du patient, et cela est justement à craindre, quand on fait l’ablation de la clavicule pour tumeur. On ne peut point alors songer, comme on le fait pour carie, nécrose, à raser l’os avec la gouge, ou à décoller le périoste.
Source : Gallica

Jean Achard Les Tumeurs de la clavicule (1911)

Mais le plus souvent on ne trouvera rien ; tout ce que l’on pourra dire, c’est : tumeur maligne. Mais alors, il faudra faire le diagnostic d’extension, recher-cher les adhérences possibles avec les parties voisines, voir si les signes fonctionnels, un examen attentif des viscères, ne révèlent nulle part de propagation et de généralisation. Enfin, ne point négliger le concours précieux de la radiographie qui, outre qu’elle peut donner des indications sur la nature de la tumeur, peut nous faire reconnaître un anévrisme, une tumeur indépendante de la clavicule, une propagation pulmo-naire.
Source : Gallica

Jean Achard Les Tumeurs de la clavicule (1911)

Cependant, étant donné l’évolution rapide de cette tumeur, nous pourrions peut-être admettre l’hypothèse d’une méta-stase, puisque nous savons que la présence de signes du côté du eorps thyroïde n’est pas nécessaire. Quant à l’autre tumeur, Halpérine lui attribue une origine congénitale. Elle se distingue, en effet, par la lenteur de son évolution, puisqu’elle remontait à au moins vingt ans, et jamais métastase n’aurait mis vingt ans à évoluer. Halpérine ajoute une autre raison, qui est l’absence d’iode.
Source : Gallica

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