Jean-Baptiste-Charles Vial

Résumé

Jean-Baptiste-Charles Vial Le dessert : contes en vers et poésies diverses (1833)

Sur le saint zèle qui l'enflamme Mais voici la maison du brûlant Orosmin.
Le cœur reconnaissant, et des nobles manières, Et des respects du courtois chevalier, Aube du jour promet de ne pas l'oublier, Et de songer à lui dans ses prières.
Il disparaît. Notre amant transporté Saisit la main de la jeune beauté.
« Qu'a-t-elle donc ? elle est tremblante ! »
L'amour vrai fut toujours prompt à s'inquiéter.
Aube du jour alors de raconter De son époux l'extrême complaisance ; Comment, grâce à son éloquence,
Ainsi qu'au ciel, le chef de ces brigands Avait sauvé son innocence Et refusé ses diamans.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Charles Vial Le dessert : contes en vers et poésies diverses (1833)

Aube du jour Le remercie et rend grâce à l'amour.
Épouse et vierge elle s'élance.
Les ombres de la nuit ne l'épouvantent pas; Le croissant protecteur brille et guide ses pas ; Mais sa lumière vive et pure Préparait à la belle une triste aventure : Elle avait conservé ses riches vêtemens, Ces bijoux précieux, hochets vains etbrillans, Échangés contre l'innocence Des beautés que l'hymen soumet à sa puissance ; L'astre , de ses rayons d'argent, Aimait à caresser le sein éblouissant, Le col d'albâtre et les lèvres fleuries
De l'imprudent et doux objet
Qu'en ce moment il protégeait.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Charles Vial Le dessert : contes en vers et poésies diverses (1833)

Jour qui rougit le front et fait baisser les yeux De la beauté dont il comble les vœux.
C'est alors que l'on voit se redresser le père, Les deux témoins, même le petit frère ; La maman , qui poursuit d'un regard caressant Tantôt son gendre et tantôt son enfant.
A son bonheur se mêle une vague tristesse ; Il lui semble qu'on fait un vol à sa tendresse , Qu'on partage son bien.
Source : Gallica

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