Résumé

Jean Baptiste Géhin Rapport fait au Conseil central d'hygiène et de salubrité sur la fabrication des allumettes chimiques dans le département de la Moselle en 1860… (1867)

Les uns ont exagéré les dangers qui résultent de la fabrication et de l'usage des allumettes chimiques au phosphore ordinaire; les autres ont voulu nier, malgré l'évidence, l'introduction d'un progrès incontestable sous tous les rapports. Comme le conseil central d'hygiène ne saurait avoir en vue que les intérêts de la santé des ouvriers et de l'hygiène publique, nous pouvons dire aux premiers : Vos produits sont dangereux, tant à cause de leur inflammabilité qu'à cause de la matière toxique qu'ils renferment, et leur fabrication est très-insalubre dans plusieurs de ses parties
Source : Gallica

Jean Baptiste Géhin Rapport fait au Conseil central d'hygiène et de salubrité sur la fabrication des allumettes chimiques dans le département de la Moselle en 1860… (1867)

Il est impossible d'oublier plus complètement les règles de la plus vulgaire prudence, en tenant ainsi en fusion et à feu nu, pendant toute une journée, des vases remplis de matière aussi combustible que celle de la pâte phosphorique, sur un fourneau chauffé à la houille, dont on règle la combustion en ouvrant plus ou moins la porte du foyer, et cela à proximité d'un vase contenant 25 à 30 kilogrammes de soufre à 125°, et d'un nombre souvent considérable de châssis garnis d'allumettes soufrées ou déjà chimiquées.
Source : Gallica

Jean Baptiste Géhin Rapport fait au Conseil central d'hygiène et de salubrité sur la fabrication des allumettes chimiques dans le département de la Moselle en 1860… (1867)

La préparation de la pâte chimique, composée comme à Rémelfing de gélatine, de phosphore, de nitrate de potasse et de matière colorante, se fait au bain-marie par masses de 4 2 à 15 kilogrammes à la fois. C'est, de tous les ateliers de chimicage, celui où il existe le moins d'inconvénients pour la salubrité des ouvriers qui y travaillent et celui où il y a le moins de dangers d'incendie. Il est complètement isolé, et pour le mettre dans de bonnes conditions, il suffirait d'agrandir la hotte qui y est en partie construite, et d'en proscrire le feu en chauffant le bainmarie par un jet de vapeur.
Source : Gallica

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