Jeanne-Françoise Le Monnier

Résumé

Jeanne-Françoise Le Monnier Récits par elle-même, la procédure… (1846)

Vous avez brûlé tous les papiers de soeur Marie, dites-vous; il ne vous est plus possible de les communiquer?... Vous n'êtes pas gens à brûler ce qui peut vous servir à quelqu'époque que ce soit, à moins d'un intérêt présent pouvant contrebalancer tout autre intérêt éventuel. Et, comme des extraits de dictionnaires, des cahiers de sermons, des fleurs, un journal-mémoire n'eussent pas aidé à notre défense, vous mettez d'avance votre conscience en toute liberté pour affirmer la destruction de ce que vous réserviez de décrire avec vos synonymes, vos épithètes, votre ton de musique.
Source : Gallica

Jeanne-Françoise Le Monnier Récits par elle-même, la procédure… (1846)

« Soit! —nous disait, devant témoin, un homme dont le nom fait souvent autorité. — J'accorde que votre cliente ne devait point être envoyée ni retenue au B.-S. Mais nous avons la loi pour nous et on débarrassera le B.-S. La loi est vicieuse, détestable, j'en conviens, je le proclame; même; mais elle est. Tant pis pour la soeur Marie? »
En effet, la loi serait bien détestable si, tout en reconnaissant l'illégitimité morale de la conduite des adversaires de la soeur Marie, la Loi et le Juge devaient leur décerner quelque prix Monthyon de subtilité logique et d'adresse tortueuse.
Source : Gallica

Jeanne-Françoise Le Monnier Récits par elle-même, la procédure… (1846)

Ce n'est plus la soeur Marie qui le dit; ce sont les acteurs eux-mêmes : le jour même de sa séquestration, on exige d'elle que l'orgueilleuse s'humilie; qu'elle fasse l'aveu de torts qu'elle ne reconnaît point; qu'elle demande pardon de toutes les tracasseries dont on l'abreuve, au moment même où on l'en abreuve; au moins, qu'elle consente à tout ce que la Supérieure voudra faire d'elle, afin de mettre hors de l'atteinte des lois ceux qui l'écrasent de leur autorité!...
Source : Gallica

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