Jeanne-Françoise Le Monnier

Résumé

Jeanne-Françoise Le Monnier Récits par elle-même, mémoire, débat judiciaire… (1845)

Comment, soeur Marie! lorsque votre B. Supérieure députe vers vous pour obtenir votre assentiment aux mesures pastorales qu'elle prémédite pour le salut de votre âme dans le Ciel, et pour le dérangement de vos facultés intellectuelles sur la terre, vous osez vous réfugier sous la protection de vos statuts? vous osez réclamer les droits sacrés de l'humanité? le bénéfice de nos chartes nationales? Devenez folle au plus vite ; mais, pour Dieu! résignez-vous et souffrez en silence.
Mais est-ce à dire que, dans la position qui fut faite à la soeur Marie, celte religieuse n'eut jamais aucuns torts?
Source : Gallica

Jeanne-Françoise Le Monnier Récits par elle-même, mémoire, débat judiciaire… (1845)

La soeur Marie n'était point folle, n'a jamais été folle. Et l'on n'a pas craint, sur un sol labouré par deux révolutions sociales consécutives, d'extraire une religieuse de son monastère pour la jeter dans un dépôt central d'aliénés ! de porter atteinte à sa personne civile; au nom de famille, propriété sacrée, inviolable ! N'est-ce pas là où toute notre intelligence s'égare, un fait grave et devant lequel toute noble créature se soulèvera d'indignation et d'étonnement?
Source : Gallica

Jeanne-Françoise Le Monnier Récits par elle-même, mémoire, débat judiciaire… (1845)

Eh ! bien, Messieurs, la concordance des deux histoires St-Séverin, l'histoire ancienne et la nouvelle, est-elle saisissante ?... Eh, mon Dieu! une simple observation explique deux versions si étrangement opposées : dans l'une, l'idée dominante, c'est la folie furieuse, incontinente; dans l'autre, l'idée dominante , c'est la responsabilité morale. En 1844, la soeur Marie réclamait un asile et du pain qu'on lui refusait; en 1845, on avait à répondre à une séquestration attentatoire à la liberté politique du citoyen.
Source : Gallica

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