Asile (droit)

Définition et enjeux

Albert Du Boys,  Histoire du droit criminel des peuples modernes considéré dans ses rapports avec les progrès de la civilisation… (1854-1860)

“ Le droit d'asile indéfiniment continué eût soustrait complètement les félons à la justice du pays, et si, de son côté, la justice du pays eût ordonné à ses agents de franchir le seuil des enceinles sacrées pour y saisir les criminels souvent disposés alors à se défendre par la force, des luttes tumultueuses auraient troublé la paix des églises et quelquefois même ensanglanté les sanctuaires. C'est ce que n'aurait pu supporter la foi forte et fervente du moyen-âge. ”
Source : Gallica

Manuel criminel des juges de paix (1876)

“ Pour nous, disent-ils, abstraction faite de cette loi, nous pensons que la circonstance d'une réquisition faite par le chef de maison suffit pour donner à l'officier de police le droit d'entrer. La maison d'un citoyen est un asile inviolable pendant la nuit, porte la loi (2) ; mais il est clair que ce n'est pas violer l'asile d'un citoyen que d'y entrer à sa prière. ”
Source : Gallica

Achille Morin,  Répertoire général et raisonné du droit criminel… (1850-1851)

“ La loi, qui protège l'homme depuis sa naissance jusqu'à sa mort, ne l'abandonne pas au moment où il a cessé de vivre et quand il ne reste de lui que sa dépouille mortelle. Vous trouverez dans le projet une disposition contre ceux qui, sans respect pour le dernier asile, violeraient les sépultures, troubleraient la cendre des morts ou profaneraient les tombeaux. ”
Source : Gallica

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