Soeur Marie

Définition et enjeux

Portrait de Émile Zola Émile Zola,  La Faute de l’abbé Mouret

“ il revenait toujours aux tendres images de Marie, à son étroite bouche riante, à ses fines mains tendues. Peu à peu, il les avait toutes collectionnées: Marie entre un lis et une quenouille, Marie portant l'enfant comme une grande soeur, Marie couronnée de roses, Marie couronnée d'étoiles. C'était pour lui une famille de belles jeunes filles, ayant une ressemblance de grâce, le même air de bonté, le même visage suave, si jeunes sous leurs voiles, que, malgré leur nom de mère de Dieu, il n'avait point peur d'elles comme des grandes personnes. ”
Source : Gutenberg

Eugène Dunac,  Soeur Marie du Rosaire (Helena Roussel… (1864)

“ Soeur Marie n'eut plus un moment de repos. En vain s'efforçait-elle par l'énergie de son caractère de lutter contre le mal , elle en sentait chaque jour davantage les inexorables étreintes. Elle connut dans toute leur rigueur les souffrances sans relâche qui rongent la vie pendant le jour et qu'on retrouve la nuit sur un chevet mouillé de larmes. ”
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr,  Le Nouveau magasin des enfants… (1860)

“ Sa sœur Marie, tout au contraire, était une frêle et pâle enfant, aux longs cheveux bouclés naturellement et tombant sur ses petites épaules blanches comme une gerbe d'or mobile et rayonnante tomberait sur un vase d'albâtre. Elle était modeste, douce, affable, miséricor-
dieuse à toutes les douleurs, même à celles de ses poupées; obéissante au premier signe de madame la présidente, et ne donnant jamais un démenti même à sa
gouvernante, mademoiselle Trudchen, ce qui fait que Marie était adorée de tout le monde.
”
Source : Gallica

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