Jeannine Marignac, Têtu, agent de liaison : un jeune Parisien dans la Résistance (1984)
“ Prudence, lâcheté... danger, lâcheté... torture, lâcheté... tous ces grands mots tournent dans la pauvre tête fatiguée de maman. Ce n'est pas possible qu'Alain risque sa vie, mais ce n 'est pas possible non plus de lui interdire de faire son devoir. Et sa vie, au fond, elle lui appartient, maintenant qu'il n'est plus tout petit ; comment faire, que faire ? « Ah ! soupire maman tout bas, heureusement que Danièle est encore petite, elle », et, se penchant sur la joue rose et fraîche, elle l'embrasse plusieurs fois avec une grande douceur, caresse ses mains encore potelées comme celles d'un bébé. ”
