Résumé

Joseph-Adrien Le Roi Récit des journées des 5 et 6 octobre 1789 à Versailles… (1867)

Sans doute le mouvement de Paris sur Versailles était depuis longtemps inévitable. La lutte entre le peuple et l'aristocratie, qui avait dans l'Assemblée nationale de si énergiques champions, dont les uns cherchaient leur point d'appui dans la cour, tandis que les autres puisaient leur force dans cette classe moyenne si instruite et déjà si puissante, qui entraînait à sa suite et comme force brutale la multitude ignorante; cette lutte retentissait dans tout le pays et surtout à Paris, foyer de toutes les passions.
Source : Gallica

Joseph-Adrien Le Roi Récit des journées des 5 et 6 octobre 1789 à Versailles… (1867)

Aussi, lorsque le lendemain une députation de la garde nationale de Versailles vint remercier la reine de lui avoir fait don de ses drapeaux, cette princesse, encore sous l'impression de la scène de la veille, lui répondit : « Je suis fort aise d'avoir donné des drapeaux à la garde nationale de Versailles. La nation et l'armée doivent être attachées au roi, comme nous le sommes nous-mêmes. Je suis enchantée de la journée du jeudi. »
Source : Gallica

Joseph-Adrien Le Roi Récit des journées des 5 et 6 octobre 1789 à Versailles… (1867)

La garde nationale, réunie d'abord dans les districts, se rendait en masse vers l'Hôtel-de-Ville, la place en fut bientôt couverte; le cri : à Versailles! retentissait de tous côtés. Une députation de grenadiers monte à l'Hôtel-de-Ville et va trouver Lafayette, qui cherchait avec la municipalité à arrêter ce mouvement, dont il prévoyait les graves conséquences.
L'un d'eux s'adresse au général, lui dit qu'on le trompe; qu'il est temps que tout cela finisse; que le peuple est malheureux ; que la source du mal est à Versailles ; qu'il faut aller chercher le roi et l'amener à Paris.
Source : Gallica

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