Résumé

Joseph Durieux Près de la reine Marie-Antoinette (1933)

Soucieux d'exécuter la consigne, deux d'entre eux n'ont pas hésité à donner leur vie pour l'amour de la Reine et du Roi. L'Histoire ne serait pas juste si elle oubliait de tels exemples, si elle ne respectait pas la mémoire de militaires qui jamais ne justifièrent mieux le titre et le rôle de Gardes du Corps. Leur esprit de devoir, d'abnégation et
de sacrifice reste digne d'hommage. Leurs noms, vraiment, conservent une signification réelle, un sens précis, une valeur incontestable : ils veulent dire honneur dans le service, dévouement dans le péril, fidélité dans le malheur.
Source : Gallica

Joseph Durieux Près de la reine Marie-Antoinette (1933)

C'est un chapitre extrêmement pathétique de la vie de Marie-Antoinette. Cet aimable Suédois, que Mme de Boigne trouvait beau comme un ange et que Tilly assurait être un des plus beaux hommes qu'il avait vus, un homme à la fois paré de toutes les grâces au physique et doué de toutes les qualités morales, a occupé une place de premier plan qu'il n'est pas permis d'ignorer lorsqu'on parle de la Reine. Nous abordons non seulement une idylle, mais encore un roman, un roman vrai, vécu, qui poursuivi de longues années s'acheva comme un drame tout à fait sombre.
Source : Gallica

Joseph Durieux Près de la reine Marie-Antoinette (1933)

Mais en quittant Versailles pour Paris, elle se sentait protégée, toujours, par la présence des gardes généreux et fidèles qui l'accompagnaient, dans ce déplacement forcé, lentement accompli, comme un convoi de funérailles au milieu d'incidents pénibles, sur les boueux chemins d'un pluvieux automne. Et le voyage de ce carrosse, de cette voiture en gondole2, dirons-nous de ce corbillard, qu'entoure un groupe de cavaliers, au sein d'une horde qui trépigne, n'annonce-t-il pas pour Louis XVI le prologue du régicide et, pour la monarchie séculaire de Hugues Capet, le commencement de la fin ?
Source : Gallica

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