Résumé

L. Louis-Lande Revue des Deux Mondes T. 11, 1875

Que longtemps les colons, arrivant en Algérie, aient été le rebut des nations de l’Europe, gens peu estimables à tous égards et plus dangereux qu’utiles à leur nouvelle patrie, cela ne peut être mis en doute. Quoi qu’il en soit, l’administration elle-même s’est trouvée portée plus d’une fois à sacrifier les véritables intérêts de la colonisation aux réclamations plus ou moins fondées de la population indigène. Il serait temps de revenir sur cette trop longue erreur : par la condescendance et la douceur, on n’a rien à gagner auprès des indigènes, l’insurrection de 1871 l’a bien prouvé.
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L. Louis-Lande Revue des Deux Mondes T. 11, 1875

Tout arbre de cinq ans sauve la vie d’un homme, c’est là-bas un adage. Pénétrée de ce principe, à peine en possession du territoire, la société s’est empressée de mener à bonne fin l’œuvre de M. Dollfus, poursuivant les travaux de dessèchement des parties basses et marécageuses, multipliant partout les plantations en dehors de celles qui incombaient à l’administration du génie, si bien qu’on ne peut douter aujourd’hui qu’avant trois ans Boukhalfa ne soit un des villages les plus sains et les plus rians de la Kabylie.
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L. Louis-Lande Revue des Deux Mondes T. 11, 1875

L’importance du rôle de la société de protection en Algérie, son utilité, sa grandeur, c’est qu’elle y a précisément représenté la part de l’initiative privée. Elle avait sur l’état ce double avantage que son cercle d’action était circonscrit, qu’elle jouissait dans ses dépenses de toute latitude : ainsi le chiffre de 6,000 francs, fixé d’abord comme limite extrême des avances qu’elle devait faire aux colons, a été porté pour certaines familles nombreuses jusqu’à 8,000 et même 8,500 francs.
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