Résumé

La politique de Martial La Chausadie (1873)

Dans une monarchie, il y a du moins quelqu'un qui ne bouge pas et qui est la colonne du pays, comme un vieux serviteur dans une de ces maisons qui sont, disiez-vous, tout ce qu'il y a de mieux. Dans une république, le peuple n'a qu'à lever le doigt et tous les chefs partent ; il faut les remplacer par des hommes qui ne sont pas encore formés, et c'est comme cela que tout va de travers. J'avais donc raison de dire qu'il faut alors au peuple beaucoup de suite et beaucoup de crainte du changement. Il y a peut-être des pays où l'on a ce caractère. Mais la France n'est pas un de ces pays.
Source : Gallica

La politique de Martial La Chausadie (1873)

Robespierre a gouverné avec la guillotine, Bonaparte avec un sabre, M. Thiers en menaçant tous les matins de donner sa démission. Mais enfin le maître a toujours été le maître, et combien de fois il a envoyé en prison ceux qui faisaient mine de lui résister! Ce n'est vraiment pas la peine d'être en république, c'est-à-dire dans un gouvernement où il n'y a jamais rien de fixe et de tranquille, pour y être encore moins libre qu'ailleurs. Puisqu'il nous faut toujours un chef, mieux vaut le roi que le premier venu.
Source : Gallica

La politique de Martial La Chausadie (1873)

Ce que nous voyons, ce n'est pas le commencement de la fin : c'est la punition méritée de nos fautes, c'est le dernier accès d'une fièvre qui dure depuis près de cent ans, et c'est, si nous le voulons, le commencement d'une vie nouvelle où la France sera plus forte, plus grande, plus libre qu'elle ne l'a jamais été, parce qu'elle aura appris à devenir sage et parce que, après l'expérience qu'elle a faite des révolutionnaires et des révolutions, elle déclarera résolûment qu'elle n'en veut plus, ni en religion, ni en politique.
Source : Gallica

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