Résumé

Les arts chimiques à l'Exposition universelle de 1855 (1856)

Quant aux autres produits de grès destinés aux usages domestiques, la production française n'a rien à envier à celle des autres nations: nos bouteilles, nos terrines, nos grès de toutes sortes sont aussi bien faits, si ce n'est mieux, que partout ailleurs. Pour les grès d'ornement, l'Angleterre et la Prusse possèdent des genres que nous ne fabriquons pas, mais qui, nous l'espérons, ne tarderont pas à s'introduire chez nous; ce sont des oeuvres d'art essentiellement, et la France n'est-elle pas la véritable patrie de tout ce qui est art, finesse et élégance?
Source : Gallica

Les arts chimiques à l'Exposition universelle de 1855 (1856)

C'est à la cristallerie de Clichy qu'a pris naissance ce magnifique cristal au zinc, qui fait l'admiration générale. Près de lui les cristaux les plus brillants, aux tailles les plus avantageuses, pâlissent et semblent perdre leur éclat. C'est en mettant à profit les propriétés vitrifiantes, si l'on peut s'exprimer ainsi, de l'acide borique, que MM. Maës et Clémandot ont été conduits à introduire l'oxyde de zinc dans la fabrication du cristal. Le verre qu'ils obtiennent ainsi est d'une dureté remarquable et d'une limpidité, inouïe,
telle qu'on n'avait jamais osé l'espérer.
Source : Gallica

Les arts chimiques à l'Exposition universelle de 1855 (1856)

L'élégance des formes et des tailles, la finesse de la gravure, la beauté de la matière nous assurent la prépondérance dans toutes les branches de l'industrie verrière.
Mais si, pour la perfection du travail, nous sommes supérieurs aux autres pays, il n'en est plus de même pour les prix; nos glaces, nos verres, nos cristaux, sont en général d'un prix plus élevé que ceux de la Bohême et de l'Angleterre. La cherté du combustible, le prix élevé de la main-d'oeuvre, les droits qui pèsent sur les matières premières, sont les causes de notre infériorité au point de vue économique.
Source : Gallica

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