Résumé

Lucien Bonaparte Les Ténadares, ou l'Européen et l'Indienne… (1822)

Elle lui avoue qu'elle n'aime point Riamir. Pressée dans le bras du vieillard qui s'étonne de ses larmes, elle est sur le point de lui ouvrir son coeur, lorsqu'un regard de la vigilante Emora le referme sans retour. La crédulité religieuse étouffe la nature ; et en affligeant son père, en le trompant, elle croit obéir aux dieux.
Tandis qu'à Ténor on s'entretient douloureusement, les partisans de Riamir se pressent autour de lui. L'audace du faible Orixa, qui aspire au rang d'itobar, les indigne. Sa mort est jurée s'il persiste.
Source : Gallica

Lucien Bonaparte Les Ténadares, ou l'Européen et l'Indienne… (1822)

En peu d'instans tout se prépare. Dix jeunes filles , à peine voilées par la toile légère, les cheveux relevés en tresses, le carquois sur l'épaule et l'arc à la main, environnent Stellina, qui s'efforce de leur sourire, et s'avance à leur tête. Après elles, vingt guerriers, armés de javelots et de massues , sont conduits par le farouche Cosmoë, qui marché aussi fier que s'il revenait déjà traînant après lui de sanglantes dépouilles.
Source : Gallica

Lucien Bonaparte Les Ténadares, ou l'Européen et l'Indienne… (1822)

Un murmure d'approbation interrompt l'itobar. Le superbe Riamir se soumet à l'ordre du Père de Stellina, Il sort du palais suivi de ses guerriers , et annonce au peuple qu'il va offrir à Brama une promesse expiatoire. Le peuple , en lui répondant par des cris de joie; le suit au temple.
Le grand Brame hésite; mais il connaît l'humeur altière du chef de Fétan: il sait que seul avec ses amis il peut tenir tête à la tribu toute entière.
Source : Gallica

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