Mariano Rodríguez de Abajo

Résumé

Mariano Rodríguez de Abajo Notice biographique sur le curé Mérino (1846)

J'ai été le compagnon d'armes de Mérino; il m'a admis dans son intimité, il m'a appelé son ami : c'est un de mes plus chers titres d'honneur. La même foi religieuse et monarchique m'avait rapproché de lui pendant la guerre; le même exil, sur la terre étrangère, nous a réunis, hélas ! pour la dernière fois.
Dans ces tristes années, accomplies loin de l'Espagne, c'était pour lui comme un allégement à son malheur de repasser ses souvenirs, et de ranimer, dans la conversation, les jours où il lui
avait été donné de consacrer sa vie à défendre la cause de la Religion, de sa Patrie et de son Roi.
Source : Gallica

Mariano Rodríguez de Abajo Notice biographique sur le curé Mérino (1846)

Le guerilléro n'est pas enfermé dans les villes, dans les places fortes. Il est à l'air, au soleil. Il gravit la montagne, s'enfonce dans la forêt, se niche dans les défilés. Il vit de bazards et d'aventures. Le pays se jeta dans cette guerre avec passion.
Nul plus que Mérino ne convenait pour la bien faire , nul n'y acquit plus de renom. Il connaissait la portion de la Castille qu'il habitait, jusque dans les moindres replis de son sol.
Source : Gallica

Mariano Rodríguez de Abajo Notice biographique sur le curé Mérino (1846)

Elvire a grandi ; l'humble enfant s'est faite noble jeune fille. Son ami a grandi lui aussi, mais fils d'un pâtre de Cobarrubias, chévrier comme lui, destiné sous peu à entrer dans les ordres religieux, quand il a levé les yeux, et qu'il a vu Elvire audessus de lui, il a senti que son amour, au lieu de s'échapper, est retombé au fond de son âme. Ce chévrier, c'est Mérino, caractère rêveur, impétueux, dont on dit -que c'est un fou qui ne fait rien comme les autres.
Source : Gallica

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