Résumé

Portrait de Marie-Félicité Brosset Marie-Félicité Brosset Les ruines d'Ani, capitale de l'Arménie sous les rois Bagratides… (1860-1861)

Il suffit que plusieurs seigneurs aient été d'accord pour ratifier la donation contenue dans le rescrit de Hohannès, maître d'Ani, qui me l'a concédé. Ni les seigneurs, sans le consentement du roi, ne peuvent donner la ville royale, ni le monarque, sans l'assentiment des grands, n'en a le droit; car bien que l'on dise que la ville est au roi, cependant, à parler exactement, tout appartient à la nation. Que le roi Hohannès ou les seigneurs aient fait une telle donation, celle-ci n'en est pas moins nulle, en l'absence d'un accord mutuel.
Source : Gallica

Portrait de Marie-Félicité Brosset Marie-Félicité Brosset Les ruines d'Ani, capitale de l'Arménie sous les rois Bagratides… (1860-1861)

Celui-ci, voyant Gagic assis sur le trône, rassembla ses sicaires et, pénétrant dans la citadelle Intérieure d'Ani, s'y fortifia. A cette nouvelle le roi, après quelques hésitations, se rendit seul dans l'intérieur du fort, et par une noble hardiesse, par des discours sages et fermes, il força Sargis à plier devant lui. Mais l'homme artificieux ne sait point mettre un terme à ses mauvaises manoeuvres et travaille sans cesse à brouiller tout.
Ce fut ainsi que cet impie se mit à exciter les Grecs contre les Arméniens, et que luimême, toujours en mouvement, ne laissa point respirer l'Arménie.
Source : Gallica

Portrait de Marie-Félicité Brosset Marie-Félicité Brosset Les ruines d'Ani, capitale de l'Arménie sous les rois Bagratides… (1860-1861)

Or à l'époque de la prise d'Ani par les Géorgiens, Phatloun, fils aîné d'Apelsouar, se trouvait dans le Khorasan ; quand il eut appris l'événement, il leva à ses frais, en Perse, des troupes nombreuses, vint dans le Chirac, investit et commença à attaquer Ani. Ivané se défendit bravement; mais après un blocus d'une année, la faim se fit sentir dans l'intérieur et força les habitants à s'enfuir les uns après les autres. Ceux qui tombaient aux mains des Persans étaient massacrés sans pitié, si bien, qu'au dire de Samouel d'Ani, la terre était couverte d'ossements et de sang.
Source : Gallica

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