Martial Sauquaire-Souligné, Lettres sur l'état de la France… (1830)
“ Non moins avide de sang que de pillage, le parti qui se dit royaliste a juré d'anéantir tous les habitans qu'il accuse d'être ennemis de la légitimité, et l'air retentit des cris d'une multitude furieuse. Officiers et soldats sont tous égorgés, sans pitié, aux cris de vive le roi! Le massacre des Mamelouks est général : les rues et les places publiques sont jonchées de cadavres sanglans et mutilés. On assassine les passans, à cause de leurs opinions politiques. Tout ce qui est militaire, surtout, doit périr, et les cheveux blancs eux-mêmes ne sont pas épargnés. ”
