Martin Löpelmann, Choix de poésies politiques et satiriques du temps de la Fronde…
“ Et le credit perdu, la prison deplorable Fait d'un bon mesnager un homme miserable. Aussi ne voit on point d'Estat dans l'Univers Où l'on ait introduit cet usage pervers, 535 Par qui l'on voit d'abord le credit et la bourse Du plus homme de bien deperir sans ressource, Pource que le plongeant dans la confusion On en fait cent discours remplis d'illusion. Et mesme un ennemy qui fait de l'hipocrite, 540 En plaignant son mal-heur par tout le decredite Et fait qu'abandonné de parens et d'amis Il porte le peché qu'il n'a jamais commis. Car l'Edit qui forma ce genre de contrainte. ”
