Résumé

Mémoire sur la responsabilité en matière de construction… (1844)

Lorsque le propriétaire dresse lui-même le plan et dirige les travaux, soit par but d'économie, soit qu'il ait ou croie avoir quelque connaissance dans l'art de bâtir, l'entrepreneur est-il responsable s'il ne prévient pas le propriétaire du danger?
L'entrepreneur doit être beaucoup plus circonspect quand il ne trouve plus entre le propriétaire et lui, un homme de l'art auquel le propriétaire a confié ses intérêts, il doit craindre que le propriétaire ne s'abuse sur ses connaissances dans l'art de bâtir ou qu'il se laisse trop préoccuper par des vues d'économie.
Source : Gallica

Mémoire sur la responsabilité en matière de construction… (1844)

Le propriétaire peut fournir les matériaux, soit qu'il lire les matériaux de ses carrières et de ses bois, soit qu'il les achète de marchands, soit qu'il tire parti de vieux matériaux provenant de démolition, il est évident que dans ce cas le constructeur ne peut être responsable des vices intrinsèques des matériaux, mais seulement des vices d'emploi.
A l'égard des vices intrinsèques ou en d'autres termes des vices d'emploi des matériaux, la responsabilité de l'entrepreneur varie suivant la présence ou l'absence d'un architecte.
Source : Gallica

Mémoire sur la responsabilité en matière de construction… (1844)

Dans le cas où l'entrepreneur bâtit sur son terrain pour le compte d'autrui, on peut se demander si le contrat est une vente ou un louage; l'intérêt de cette question consiste en ce que le vendeur ne garantit que les vices cachés, et n'est tenu qu'à la restitution de tout ou partie du prix, si on ne prouve pas qu'il connaissait les vices (C. c., 1644, 1642, 1645 et 4646) , tandis que l'entrepreneur garantit tous les vices apparents ou cachés, et est tenu de réparer tout le dommage souffert, soit par le propriétaire, soit par les tiers, sans pouvoir alléguer sa bonne foi.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature