Résumé

Émile Guillot De la responsabilité décennale des constructeurs (1912)

Si rien d'anormal ne se produisait, si l'entrepreneur exécutait exactement ses travaux conformément aux plans et dessins et suivant toutes les indications des devis et les règles de l'art, aucun vice de construction n'existerait, évidemment, dans l'édifice.
S'il s'en produit, c'est donc que la tâche de l'entrepreneur, en dehors de l'ingérence de l'architecte, a été incomplète ou délictueuse ; soit par manque de surveillance, soit par fraude sur la qualité ou la quantité des matériaux, soit par insuffisance de main-d'oeuvre, soit même par sabotage de la part de ses ouvriers.
Source : Gallica

Émile Guillot De la responsabilité décennale des constructeurs (1912)

Normalement, lorsqu'il n'y a pas entreprise générale et à forfait d'un bâtiment, la responsabilité de l'entrepreneur, en matière de vice du sol, n'existe pas ou est très fortement atténuée par celle de l'architecte.
C'est, en effet, à ce dernier seul qu'incombe le soin de faire le nécessaire pour l'examen du sol; il n'est aucunement tenu de demander l'avis de l'entrepreneur ni de le mettre au courant des dispositions qu'il compte prendre pour assurer la solidité des fondations; l'entrepreneur n'intervient que pour recevoir et exécuter les ordres de l'architecte.
Source : Gallica

Émile Guillot De la responsabilité décennale des constructeurs (1912)

Vouloir généraliser, c'est faire oeuvre profondément mauvaise et injuste. Ce qu'il faut, le seul remède efficace à la situation actuelle, c'est une refonte du code, c'est la création d'un organisme nouveau répondant bien à la fonction, distinguant avec soin le rôle de l'architecte, dans ses diverses manifestations, de celui de l'entrepreneur et ne permettant plus, comme aujourd'hui, la confusion de l'un avec l'autre !
Source : Gallica

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