Résumé

Notice sur Mme Marie-Antoinette de Saint-Blaise… (1848)

«Monsieur! se hâta de répondre M.me de Saint-Biaise, si vous n'avez plus d'argent, vous avez encore de l'or ; je ne vois pas quelle nécessité il y a à conserver une tabatière de métal si précieux; une boîte beaucoup plus simple vous rendrait le même service, et vous auriez le mérite d'avoir contribué à une bonne oeuvre de plus. Nous devenons vieux, il faut penser à notre éternité ; c'est l'aumône qui nous ouvrira le ciel, à nous qui sommes riches.» Aussitôt M. de Saint-Biaise remit sa tabatière d'or à la pieuse solliciteuse, qui n'avait pas le courage d'accepter un don si admirable
Source : Gallica

Notice sur Mme Marie-Antoinette de Saint-Blaise… (1848)

La jeune Antoinette eut le bonheur de l'éprouver elle-même, et elle n'a cessé d'attribuer le sentiment de piété profonde qui remplit son coeur jusqu'à la mort, aux rapports qu'elle eut, dès le berceau, avec les prêtres ses parents, et à la connaissance plus intime qu'elle put avoir de ceux qui, successeurs des premiers Disciples, sont trop souvent, comme eux, dans la triste nécessité d'obéir à la recommandation que leur a faite le divin Maître, et de s'éloigner, en secouant la poussière de leurs pas, devant le monde qui les repousse.
Source : Gallica

Notice sur Mme Marie-Antoinette de Saint-Blaise… (1848)

Dans le courant de la journée on voyait souvent entre ses mains des livres de piété, qui étaient le plus souvent d'anciens ouvrages et surtout des formulaires de prières. « Les livres nouveaux sont bons pour les jeunes personnes, disait-elle; à moi, il me faut les livres que j'ai toujours lus, et je préfère la piété d'autrefois aux belles choses que l'on dit aujourd'hui. »
Vers trois ou quatre heures de l'après-midi, elle se rendait dans la même chapelle que le matin, pour faire une visite au Saint-Sacrement et dire son chapelet.
Source : Gallica

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