Paul Flamant, Le coeur qui chante ! (1937)
“ Herr Jérémias, disait Frida, venez donc voir la belle couronne pour Mozart. Etendue sur une table du gasthaus, la couronne était là, toute verte, sentait bon le sapin, et nouée d'un ruban magnifique, où on lisait ces mots: « Hommage au génie du grand Maître ». Le vieux touriste huma, un instant, la saine odeur de la montagne, qui s'exhalait de ses branches tressées; puis, silencieux, il se mit à songer au temps béni de sa jeunesse, où, pèlerin enthousiaste, lui aussi, il allait fleurir, dans les vieilles cités, les gloires d'un Gœthe, d'un Dürer, d'un Hans Sachs... ”
