Paul Féval

Résumé

Paul Féval Une pécheresse

Armand ne gardait contre lui qu’une vive et profonde rancune. L’idée que cet homme pût être son rival ne voulait point entrer en son cerveau.
Et réellement, à supposer même que Robertine fût coupable, il y aurait eu folie à supposer le choix d’un tel complice !
Armand était un homme dont la vie, jusque-là, s’était écoulée tranquille et sans qu’une grande douleur se fût jetée jamais à la traverse. Il ne savait point souffrir. Les tortures morales et la fatigue physique de cette soirée l’avaient entièrement brisé.
Il se leva de sa borne, n’ayant point de but et ne sachant que faire.
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Paul Féval Une pécheresse

Le baron d’Osser avait eu le temps de se remettre un peu. La colère présente faisait d’ailleurs en lui diversion à l’angoisse.
Il y a, dans ce fait de tomber dans un piège et d’y laisser sa dépouille, quelque chose de profondément irritant, où le chagrin de perdre entre pour un peu, et, pour beaucoup, le dépit de la vanité blessée. Armand sentit moins sa peine et fut heureux de trouver une bataille où décharger le courroux qui emplissait sourdement son cœur. Il retrouva, au milieu de ce repaire et en face de bandits attaquant sa bourse, le langage qui convient à un homme.
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Paul Féval Une pécheresse

Là, il n’y avait plus ce luxe de réverbères des environs du boulevard. La voie étroite et roulant à son milieu les flots noirs de son ruisseau fangeux restait à peu de chose près dans une obscurité complète. Les boutiques, pauvres et mal éclairées, n’envoyaient au dehors que d’impuissants rayons. De loin en loin seulement, le baron pouvait apercevoir la forme gracieuse de Robertine, ou du fantôme de Robertine, qui passait rapidement sous une lanterne, dont la mèche fumeuse, aidée par l’appareil oxydé du réflecteur, laissait tomber sur le pavé un carré vacillant de douteuse lumière.
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