Peter Alternberg

Résumé

Peter Alternberg La Revue blanche

Vous voulez un rêve... et nous voulons une vie. Quand vous vous éveillez, vous n’avez fait que rêver. Un nouveau rêve commence une nouvelle vie !
Quand nous nous éveillons, nous avons vécu ! Alors, la mort arrive... Mais nous, nous voulons vivre, vivre, vivre- puisque la vie est en nous et rêve de l’éveil ! Et notre vie est une année. Un seul printemps, suivi d’un été, puis vient le fruit, engendré dans la joie de vivre, grandi dans la peine de vivre, et puis l’hiver.
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Peter Alternberg La Revue blanche

Mais l’inspiration artistique se propose d’autres buts, des buts plus élevés que l’Homme et sa faiblesse ; même, elle hait l’Homme lorsqu’il l’entrave et la trouble. Elle ne l’aime que lorsqu’il lui fait précipiter sa course. Et ainsi l’homme éprouve une douleur que la bienveillante nature avait, par avance et pour l’avertir, enfoncée dans son âme : c’est la méfiance. C’est de cette façon qu’elle naît à la vie, c’est de cela qu’elle vit, monsieur !
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Peter Alternberg La Revue blanche

Toi, toi, te voir nue, toute nue, jouer au cerceau sur une prairie parfumée, dans les ombres du soir, et voler... voler et, quand tu serais lasse, m’asseoir à côté de toi, à la lisière du bois, dans les ombres du soir, et alors aspirer le parfum de la terre du bois mouillée et de la prairie et de ton corps, et absorber en soi la beauté du monde ; et croître, grandir grâce à ces forces de beauté qui pénètrent dans l’œil par mille rayons, dans le cerveau par mille atomes, en devenir tout plein, et se sentir riche de ces forces de tension latentes et concentrées
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