Pierre-François Guyot Desfontaines,
La Voltairomanie
(1738)
“ Tout le monde sçait que M. l’Abbé D. F. n’a rien fait qui ait mérité la haine & la fureur du sieur Voltaire. Il l’a toujours ménagé dans ses Écrits, & depuis même la publication de son injurieux Libelle, il a parlé de sa Tragédie de Zaire, avec une politesse & une honnêteté, à laquelle on n’avoit pas droit de s’attendre. Jamais le Stoïcisme n’a semblé porter si loin l’insensibilité. La modération & la charité conviennent à une personne de son état ; mais ses amis ne sont pas obligés aux mêmes égards, envers un calomniateur. ”
