Résumé

Poèmes de Pierre Benoit, Maurice Brillant… (1931)

Mais elle a de la vigueur et de la sève. M. Jean Rameau a trouvé des accents vrais pour célébrer tout ce qu'il aime le plus au monde, sa mère, sa maison, son pays et surtout son ciel. C'est le poète ardent des étoiles.
Tous les vers de M. Maurice Rostand, qu'il écrive pour le livre ou le théâtre, où il a obtenu de beaux triomphes, sont emportés par le même souffle, animés de la même foi et brûlent de la même passion. Pour chanter, il lui suffit d'entendre battre son coeur.
Source : Gallica

Poèmes de Pierre Benoit, Maurice Brillant… (1931)

Regarder bien la vie en face est nécessaire,
L'oeil inspiré, le front hautain ;
Soyez fils de l'audace, allez d'un coeur sincère A l'assaut de votre destin.
Puisqu'il faut des combats, puisqu'il est bon qu'on aime La victoire et ses voluptés,
Remerciez le sort des obstacles qu'il sème Sous les pas de nos volontés.
Fidèle à ses propres préceptes, M. Pierre Frondaie a, depuis lors, livré de nombreux combats, en « fils de l'audace », et a remporté de belles victoires comme auteu dramatique et comme romancier. Mais il a toujour voulu rester poète.
Source : Gallica

Poèmes de Pierre Benoit, Maurice Brillant… (1931)

Tout ce qu'on fait ici, tu le sais, ma gardienne. Lorsqu'entre le Bonheur, vêtu d'or comme un roi, Je cherche ton regard et ma joie est la tienne ; Lorsque c'est le Malheur, tu pleures avec moi.
Ces vers, qu'avec amour, à tes pieds, je burine, Tu les lis, les doigts joints, comme On parle à jésus. Et, si jamais l'un deux fait battre une poitrine, C'est qu'un peu de ton coeur est resté là-dessus.
Quelquefois, las de suivre une étoile confuse, Par des chemins tout droits escarpés de fierté, J'ai voulu, comme un autre, encanailler ma Muse... J'ai vu tes yeux, ma mère, et me suis arrêté.
Source : Gallica

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