Résumé

Pétition faite par un groupe de conseillers municipaux indigènes des communes de Oued-Séguin… (1891)

Mais l'Arabe en passant près de ces terres, de ces endroits où il a vu le jour, où il a vu naître et grandir ses enfants, où peut-être reposent encore les restes d'une mère chérie, d'un père tendre ou d'un aïeul vénéré, l'Arabe, disons-nous, se sent ému, un chagrin intérieur l'étouffé et des larmes lui baignent les yeux. Il sent sourdre au fond de son coeur une colère formidable, sa tête bouleversée s'emplit de projets noirs, il déraisonne, il est anéanti
Source : Gallica

Pétition faite par un groupe de conseillers municipaux indigènes des communes de Oued-Séguin… (1891)

Mais, en multipliant les écoles, en prescrivant l'enseignement de l'arabe au même titre que le français, et en évitant surtout de blesser la susceptibilité des enfants, on arrivera, nous en sommes convaincus, à un résultat meilleur. Nous devons le dire franchement, une raison qui a souvent fait hésiter les parents d'envoyer leurs enfants à l'école, c'est qu'ils craignent pour l'esprit faible de leurs enfants un enseignement qui ne leur rappelle ni leur origine, ni leur religion, ni leur nationalité et qui est défectueux, en somme, à tous les points de vue.
Source : Gallica

Pétition faite par un groupe de conseillers municipaux indigènes des communes de Oued-Séguin… (1891)

Ce à quoi nous répondrons qu'il est du génie des peuples comme de toutes les choses de la nature : il est périssable. Et le peuple arabe, en atteignant son apogée, point qui a marqué en même temps la limite de sa grandeur et le commencement de sa décadence, a, dès lors, suivi la trajectoire que la loi naturelle, implacable, avait tracée aux peuples antérieurs et qu'elle réserve à ceux à venir.
Source : Gallica

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