Résumé

Roger Houzel La Production et le commerce de la République d'Haïti… (1935)

Durant cent trente ans et jusqu'à ce jour, l'histoire de la dette extérieure d'Haïti est celle, lamentable, d'une demi douzaine d'emprunts qui s'embranchent les uns dans les autres, multipliant les obligations à l'infini, — toujours des emprunts de conversion, jamais des emprunts d'application productive, — qui stérilisèrent l'effort des générations, sans pouvoir s'incorporer à l'économie générale pour la faire progresser.
Source : Gallica

Roger Houzel La Production et le commerce de la République d'Haïti… (1935)

Pour remédier à l'absence presque totale de la main-d'oeuvre, les colons eurent recours à la traite des Noirs. Plusieurs centaines de mille d'esclaves furent ainsi importés. De vastes plantations recouvrirent les plaines et certaines pentes des montagnes. La « mode coloniale », qui sévit au XVIIIe siècle, poussa certains fils de famille à s'installer à Saint-Domingue, et une riche et brillante société succéda ainsi aux boucaniers de la première heure. La fertilité du sol et la douceur du climat favorisaient les planteurs, et un très important commerce unissait la métropole et la colonie.
Source : Gallica

Roger Houzel La Production et le commerce de la République d'Haïti… (1935)

Si la République d'Haïti se trouve en retard sur ses voisines du point de vue agricole, sa situation industrielle et minière la place également au tout dernier rang des Antilles. Il n'existe, à proprement parler, pas de grande industrie en Haïti, quelques entreprises de moyenne importance seulement sont établies dans le pays, et les petites, qui sont assez nombreuses, s'apparentent davantage à l'artisanat qu'à l'industrie.
Source : Gallica

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