Résumé

Réflexions adressées à M. Lanjuinais… (1815)

Tout l'amour et l'affection de la nation se porte vers la flotte, ses officiers et matelots. La possibilité d'une telle méfiance envers les troupes de terre, comme instrument de l'oppression de la liberté politique, est évidemment fondée sur la situation insulaire de l'Angleterre. Rien de tout cela ne peut avoir lieu en France : l'armée de terre, comme un moyen de défense et de conquête, est nécessairement aimée et respectée. Il faut des forteresses et des garnisons partout pour la sûreté du pays, et l'état militaire doit être honoré au-dessus de toutes les autres professions.
Source : Gallica

Réflexions adressées à M. Lanjuinais… (1815)

C'est la nature de la pairie en Angleterre, d'être attachée à une seule personne d'une famille à-la-fois, et c'est cette qualité qui interdit toute comparaison entre la noblesse en Angleterre , et celle que l'usage des patriciens avait inventée, et que la féodalité avait imitée dans la plupart des monarchies de l'Europe. La France a donc bien fait d'imiter cette institution des Anglais. Il y a cependant une observation importante à faire dans l'imitation parfaite de la pairie en France. Le nom même d'un pair, en Angleterre , n'est jamais porté que par un seul homme à-la-fois.
Source : Gallica

Réflexions adressées à M. Lanjuinais… (1815)

C'est un sujet digne de la plus grande attention des politiques sur le continent, de remarquer par quel bonheur singulier l'Angleterre a échappé à cette institution de noblesse qui, pour ainsi dire, a divisé chaque nation en deux peuples ennemis, éternellement opposés et jaloux l'un de l'autre; ce qui a jusqu'ici mis un obstacle insurmontable à l'établissement d'une véritable liberté politique dans les autres grands états de l'Europe où cette distinction existe encore.
Source : Gallica

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