Résumé

Thomas Jan Stieltjes Correspondance d'Hermite et de Stieltjes… (1905)

CHER AMI, Votre Mémoire sur les polynomes de Legendre est extrêmement beau, je ne puis assez vous dire combien j'ai eu de plaisir à le lire et je ne crois pas qu'il ait jamais été publié rien de plus important sur ce sujet. Je suis émerveillé surtout de l'expression
qui donne en même temps Sn (cosθ) ; c'est un résultat capital, comme le montrent les conséquences que vous en tirez, parmi lesquelles la démonstration de la proposition de M. Bruns et la formule si simple qui donne avec tant d'approximation les racines de pn (x) = o, ne sont pas les moins dignes de remarque.
Source : Gallica

Thomas Jan Stieltjes Correspondance d'Hermite et de Stieltjes… (1905)

MON CHER AMI, Je me sens tout joyeux de vous savoir en si bonne disposition que vous vous transformez en naturaliste pour observer les phénomènes du monde arithmétique. Votre doctrine est la mienne; je crois que les nombres et les fonctions de l'Analyse ne sont pas le produit arbitraire de notre esprit; je pense qu'ils existent en dehors de nous avec le même caractère de nécessité que les choses de la réalité objective, et que nous les rencontrons ou les découvrons, et les étudions, comme les physiciens, les chimistes et les zoologistes, etc.
Source : Gallica

Thomas Jan Stieltjes Correspondance d'Hermite et de Stieltjes… (1905)

Pendant que, de votre personne, vous décrivez un contour fermé d'une immense étendue, j'en fais de tout petits, d'infiniment petits sur le tableau de la Sorbonne en poursuivant la théorie de la fonction eulérienne qui prendrait tout le temps de mon Cours s'il ne me fallait aussi faire des fonctions elliptiques. Mais je ne fais aucune recherche; les idées me manquent; ce que je crois rencontrer se trouve n'avoir aucune valeur, et je ne recueille que des déceptions.
Source : Gallica

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