Résumé

Théodore Boudet Puymaigre La cour littéraire de Don Juan II, roi de Castille… (1873)

Nous ne savons ni où nous allons, ni d'où nous venons, la vie est un songe, un vague clair de lune. Le poète ajoute que le temps où nous louons Dieu est seul bien employé, c'est là la seule note religieuse jetée au milieu de stances découragées, et après cette rapide pensée chrétienne, Calavera retombe dans l'expression du scepticisme. Nul n'est venu nous apprendre les secrets de la tombe. Les bêtes, les oiseaux, le petit moucheron naissent et meurent comme nous. Les hommes se consument en efforts pour ourdir des toiles d'araignées et Dieu doit bien rire de leurs vains travaux.
Source : Gallica

Théodore Boudet Puymaigre La cour littéraire de Don Juan II, roi de Castille… (1873)

Les hommes les plus graves sont saisis par cette contagion soudaine. L'Espagne est transformée dans ses classes supérieures, elle est sous la domination, sous la tyrannie d'un sentiment factice mais incroyablement puissant qui crée Quinones, qui crée Macias. L'amour n'est plus dans le cœur, il est dans la tête, comme il sera plus tard dans la pauvre cervelle du chevalier de l'imaginaire Dulcinée. Au milieu de cette révolution, la poésie populaire, en grand discrédit sous le règne de D. Juan II, conserve seule quelques traces du vieux caractère de la nation.
Source : Gallica

Théodore Boudet Puymaigre La cour littéraire de Don Juan II, roi de Castille… (1873)

Le poète dont je veux parler est Macias. Son nom a disparu sous l'épithète d'énamouré qui Pour jamais reste jointe à son prénom. A lui s'est attachée cette sympathie que produisent des infortunes amoureuses et une mort tragique, cette sympathie qui, chez nous, a protégé le souvenir de Raoul de Coucy. Les malheurs de Macias ne sont, d'ailleurs, pas beaucoup mieux établis que l'histoire de l'amant de la dame de Fayel. Il y a lieu d'être surpris de la facilité avec laquelle, au moyen âge, on confondait les fictions et les réalités.
Source : Gallica

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