Résumé

Un mot sur le passé, le présent et l'avenir… (1831)

Suivre l'impulsion de sa conscience est sans doute le premier devoir des députés; mais ce n'est pas tout, ils doivent, avec plus de soin qu'ils ne le font, se tien pénétrer d'abord du système général du gouvernement, et ensuite l'admettre ou le rejeter. De ce défaut d'examen et de fixité il en résulte une mobilité dans les suffrages, une majorité mouvante dans tous les scrutins secondaires qui semblent pour l'oeil peu exercé, remettre sans cesse tout en question : une telle vacillation est nuisible, elle entretient les inquiétudes : la majorité existe, qu'elle soit donc plus compacte
Source : Gallica

Un mot sur le passé, le présent et l'avenir… (1831)

Si la politique court les rues , si chacun veut prendre une part plus ou moins active aux affaires de l'État, c'est que l'intérêt, ce puissant mobile de nos actions, nous dit que les affaires de l'État sont aussi les nôtres; c'est qu'à ce sentiment, auquel nous voudrions en vain échapper, vient s'en joindre un autre qui, tout d'honneur, exerce un empire bien plus puissant encore sur le coeur d'une nation grande et généreuse.
Source : Gallica

Un mot sur le passé, le présent et l'avenir… (1831)

Non, des Français ne peuvent long-temps encore détourner, des fonds plus noblement destinés à des entreprises commerciales, à des spéculations honorables qui rehaussent autant les arts, l'industrie, qu'elle leur profite, pour aller les engloutir dans des combinaisons infernales qui déshonorent autant ceux qu'elles enrichissent que ceux qu'elles ruinent. C'est au pouvoir à chercher à extirper cette passion. L'immoralité d'un peuple dépose souvent de celle du gouvernement.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature