Résumé

Vices du gouvernement dit constitutionnel démontrés par les faits… (1835)

Ce Gouvernement, nous l'avons démontré, n'est qu'une oligarchie sans avenir, comme sans dignité : il ne se soutient que par la crainte de l'anarchie; aucun sentiment moral ne milite pour sa conservation; s'il tombait, ce serait aux acclamations universelles, moins les voix de ceux qui en exploitent les bénéfices!
Le peuple obéit, par instinct pour le maintien de l'ordre matériel, sans respect pour l'autorité ; sans considération pour ceux qui l'exercent ; il sait que ceux qui lui ont imposé ce gouvernement, ont eux-mêmes violé tous les droits qu'ils ont proclamés.
Source : Gallica

Vices du gouvernement dit constitutionnel démontrés par les faits… (1835)

Dans ce grand acte de souveraineté le seul possible et le plus important pour un grand peuple, nul individu ne peut être suppléé, ni représenté par un autre (I) .
Aussi la population générale ne peut-elle se croire engagée par le résultat d'un vote particulier.
La souveraineté ne se délègue point par le fait des passions d'une minorité quelconque.
Cette grande et solennelle concession ne peut être légitime que lorsqu'elle est le fruit d'une sage réflexion, d'une délibération froidement méditée , exprimée librement par la population consultée sans surprise, dol, ou violence.
Source : Gallica

Vices du gouvernement dit constitutionnel démontrés par les faits… (1835)

La liberté de la presse est une conséquence de la liberté individuelle.
On ne peut pas raisonnablement porter atteinte à l'une , plus qu'à l'autre.
L'homme a le droit d'agir dans son intérêt personnel ; et conséquemment d'indiquer les moyens qu'il croit les plus propres à réaliser cet intérêt.
Sa liberté individuelle ne serait pas complète, si la liberté de publier les opinions qu'il croit utiles à son bonheur lui était interdite.
L'exercice de la liberté individuelle ouvre , sans doute , la voie à une multitude de délits contraires à la tranquillité publique
Source : Gallica

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