Résumé

Réflexions sur les gouvernements constitutionnels et autres (1841)

En définitif, dans cet état de choses, il fallait plus que jamais se réunir contre le danger commun, resserrer les liens sociaux trop relâchés, revenir aux principes sévères de morale, de justice et de religion, trop oubliés, et avant tout, maintenir au pouvoir régnant la force qui lui était si indispensable, pour dominer le mouvement qui se préparait, pour modérer la réforme, ou régulariser la nouvelle répartition de l'autorité publique. Loin de là, au contraire, tout le monde à l'envi semble travailler à la désorganisation générale; l'esprit d'innovation gagne tous les rangs
Source : Gallica

Réflexions sur les gouvernements constitutionnels et autres (1841)

Après cette conquête, disons-nous, la démocratie, non-moins anti-constitutionnelle et violatrice des lois que Charles X, renverse le trône, mutile la pairie , et, dans un accès d'étroite et aveugle jalousie, abolit
l'hérédité de cette dernière (art. 68) , comme pour isoler et affaiblir de plus en plus la dynastie de son choix, en la privant des appuis ou des existences analogues à la sienne, en temps de crise, et, dans tous les cas, en supprimant à peu près de fait ce pouvoir modérateur, qu'on avait voulu placer entre la couronne et la classe moyenne en présence.
Source : Gallica

Réflexions sur les gouvernements constitutionnels et autres (1841)

En définitif, puissante ou faible, l'aristocratie actuelle a peut-être intérêt de se calmer, de se discipliner ou de se réunir plus intimément avec la royauté héréditaire, en terminant alors des querelles, des susceptibilités personnelles, nuisibles à tous, en centralisant son action gouvernementale , ou en se donnant une direction unique, sous laquelle, avec plus de repos intérieur, plus de force extérieure, et plus de titres à la reconnaissance publique, elle recueillerait probablement de plus grands avantages personnels.
Source : Gallica

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