Résumé

Vincent Boucharin L'Ange de l'Italie, par l'abbé V. Boucharin (1858)

Voilà comme, en toutes choses, Louis mettait en pratique ce conseil de l'Ecriture : « Soyez d'autant plus humble que vous êtes » plus grand. » C'était en lui aussi que devait, se réaliser cette sentence profonde : « L'humble sera élevé. » La gloire du saint, en effet, va bien loin aujourd'hui ; elle s'étend d'un bout du monde à l'autre. Partout, son nom est révéré ; partout, on lui a dressé des autels ; partout, on chante ses louanges ; partout, la portion la plus intéressante de l'humanité, la jeunesse, marche sous ses drapeaux.
Source : Gallica

Vincent Boucharin L'Ange de l'Italie, par l'abbé V. Boucharin (1858)

Jonathas et de David, dont les deux âmes n'étaient plus qu'une âme; cette religion, enfin, qui a fait le tendre Fénélon et le bon Saint Vincent de Paul, ne peut dessécher le coeur et le pousser à l'égoïsme. N'est-elle pas amour et rien qu'amour, au contraire, cette religion sainte! Oui, l'amour est son principe, son milieu et sa fin ; elle dirige, elle élève, elle surnaturalise et divinise en quelque sorte ce noble sentiment; elle l'empêche de ramper dans la poussière, de se traîner dans la boue des sens, mais elle ne le tue pas.
Source : Gallica

Vincent Boucharin L'Ange de l'Italie, par l'abbé V. Boucharin (1858)

Oui, il fut doux pour Louis, qui comprenait si bien le vrai but de la vie, qui n'y avait jamais vu autre chose qu'un temps d'épreuve et de luttes, de mourir jeune encore, de voir abréger les jours de son exil et de son pélerinage. Oui, ce coup d'oeil anticipé que la bonté divine lui permettait de jeter dans les profondeurs mystérieuses de l'avenir, cette éternité entrevue avec son infini moment de bonheur et de gloire, le firent tressaillir d'allégresse. Est-ce que le laboureur n'est pas ravi, le soir, quand il quitte son sillon pénible ?
Source : Gallica

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