Résumé

Vital Cartier Le général Trochu, 1815-1896, d'après des documents inédits… (1914)

L'accusation n'est pas seulement odieuse, elle est absurde ; ceux qui l'ont propagée n'ont même pas l'excuse d'avoir été trompés. Est-ce qu'il n'était pas de notoriété sous l'empire que Trochu n'avait jamais eu l'ombre d'une relation avec les républicains d'alors ? Est-ce que, lorsqu'il quittait le salon de l'hôtel de Maillé ou le cabinet du duc de Broglie, on l'a vu, rasant les murs, se rendre aux conciliabules — s'il y en a eu — où l'auraient attendu Gambetta, Ferry,
Jules Favre et consorts, pour préparer dans les ténèbres le renversement de l'empire ?
Source : Gallica

Vital Cartier Le général Trochu, 1815-1896, d'après des documents inédits… (1914)

Quelle fortune pour un écolier que de pouvoir s'ébattre librement, sans guide et sans gardien dans les champs paternels ! de suivre au loin le chasseur ou le pêcheur dont on s'est fait un ami ! C'est à ce régime, à cette vie au grand air de la mer que Trochu fut redevable de son exceptionnelle santé ; plus tard elle lui permettra de résister au soleil d'Afrique, aux rudes hivers et aux sévices de la Crimée, à l'effort surhumain du siège de Paris, aux tortures morales qui furent dans l'âge mûr la récompense de son patriotique renoncement.
Source : Gallica

Vital Cartier Le général Trochu, 1815-1896, d'après des documents inédits… (1914)

Il s'agissait de substituer aux cruels souvenirs de revers sans précédents et à l'humiliation de « Sedan », le seul souvenir du « quatre septembre », présenté au jugement de la foule comme une conjuration préparée de longue main par les adversaires de l'Empire, comme une révolution devant l'ennemi dont Trochu aurait été l'instrument et dont, par une criminelle ambition, il serait devenu le chef.
Le calcul était habile et il avait quelque chance de réussir dans un pays où l'opinion moyenne est, plus qu'ailleurs, aveuglément conduite par la presse.
Source : Gallica

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