Résumé

Vérusmor Notice biographique sur M. le général Meslin… (1844)

Tout à sa patrie, soit sur les mornes brillants de Saint-Domingue, soit dans les frimas de là Russie ou sous les murs de Paris, c'est au champ d'honneur qu'il a conquis ses grades. N'ayant rien demande à la faveur, n'ayant rien obtenu que de son mérite, n'ayant obéi qu'au devoir, ce brave et loyal soldat honoré le peuple dont il est sorti et le rang élevé où son caractère et ses oeuvres l'ont fait lentement parvenir. Heureux le pays qui possède de tels hommes, plus heureux s'il sait les apprécier!
Source : Gallica

Vérusmor Notice biographique sur M. le général Meslin… (1844)

Le 24 novembre, à Nèmonilsa, près de Borisow, il attaque la division russe de l'émigré français marquis de Lambert, commandée alors par le général Pahlen, la bat complètement, et la force à repasser la Bérésina, M. Meslin prit une belle part à ce combat à la baïonnette: brave parmi les braves, car sur la Bérésina, notre arméé, réduite à quelques milliers d'hommes, comptait encore autant de héros que de combattants, le chef de bataillon Meslin, à la tête du 37e de ligne, se jette sur une colonne russe et la culbute: il avait pris un fusil et chargeait à l'arme blanche avec ses grenadiers.
Source : Gallica

Vérusmor Notice biographique sur M. le général Meslin… (1844)

En 1819, le maréchal Gouvion-Saint-Cyr, alors ministre de la guerre, qui avait été en Russie témoin des prouesses du brave Meslin, le rappela à l'activité dans la légion du Haut-Rhin, devenue l'année suivante 35e de ligne. C'est avec ce régiment qu'il fit la campagne d'Espagne en 1823. Au blocus de Saint-Sébastien, où son dieval eut les deux jambes coupées par un obus, M. Meslin soutint un combat assez vif sous le canon des remparts de la place, et y conquit le grade de lieutenant-colonel, qui lui fut donné au champ d'honneur, le 11 avril, par M. le duc d'Angoulême, généralissime de l'armée.
Source : Gallica

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