Édouard de Warren

Résumé

Édouard de Warren Revue des Deux Mondes

Et qui voudra être vizir, répond la ranie, quand vous avez massacré successivement tous ceux que je vous ai donnés ? Qu’avez-vous fait d’Hira-Sing et de Jowahir-Sing, et que feriez-vous demain de Lal-Sing, si je le nommais ? Obéissez au Panth, puisque vous l’avez nommé. Quant à des munitions, je ne vous en donnerai pas, parce que le premier usage que vous en feriez serait d’aller à Firozepore pour piller et vous y faire battre, et puis pour nous attirer les Anglais sur les bras. Si vous êtes fatigués de moi, reprenez le pouvoir, je n’y tiens pas.
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Édouard de Warren Revue des Deux Mondes

Monté sur une rosse, le front ceint d’un cercle d’acier poli, le fusil à la main, la mèche pendante allumée, il cherche une proie, quelque banquier ou quelque riche seigneur qu’il puisse rançonner, ou qu’il poursuivra d’injures s’il n’en peut rien obtenir. Entre ces groupes, au milieu de ces figures sauvages, un nombre infini de taureaux, mis en liberté par la piété des Sikhs et des Hindous, des ânes, des mulets, des tattous cherchant leur nourriture parmi les immondices de la ville : voilà le spectacle, la confusion et les obstacles qu’offrent à chaque heure du jour les rues de Lahore.
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Édouard de Warren Revue des Deux Mondes

Il ne s’agit que d’une pauvre femme qui ne s’est montrée supérieure à aucune des faiblesses de son sexe, roseau que tous les orages ont courbé sans le rompre, et qui survit encore au milieu des ruines. C’est à elle et à son enfant que se rattachent tout le passé et tout l’avenir du Pendjab. La société et la religion fondées par Baba-Nanek, le trône si laborieusement élevé par Rundjet, n’ont plus d’autre appui. On comprend quel intérêt nous attire vers une telle destinée : le roman de la vie d’une femme se trouve être par le fait un des plus curieux chapitres de l’histoire de l’Inde.
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