Élie Berthet

Élie Berthet

Résumé

Portrait de Élie Berthet Élie Berthet Une maison de Paris. Tome 1 (1848)

Bambriquet, en effet, n'était ni avide ni avare ; il était riche et il n'avait pas de besoins : que lui importaient donc les mille francs de Salviac ?
il n'eût su qu'en faire. Mais le mobile de sa rigueur envers l'artiste était cette vile et basse jalousie qui fait qu'un individu obscur et de nulle valeur ne manquera jamais l'occasion d'humilier une personne qui lui est supérieure sous d'autres rapports. Lui, chiffonnier, voulait que cet homme d'intelligence, ce célèbre artiste, ce favori des grands seigneurs, des princes et des rois, s'abaissât devant lui.
Source : Gallica

Portrait de Élie Berthet Élie Berthet Une maison de Paris. Tome 1 (1848)

Jamais on ne venait le demander, et personne ne semblait le connaître à Paris, excepté un vieillard d'aspect vénérable, ayant la tournured'un homme d'affaires, qui tous les quinze jours environ lui faisait une courte visite. Du reste, M. Moreau ne recherchait personne, ne parlait à personne, et semblait n'avoir qu'un désir, celui de vivre dans la plus profonde retraite, le plus parfait isolement.
On peut croire que, même dans un quartier aussi solitaire et aussi tranquille que celui de la rue de la Santé, de pareilles habitudes
avaient dû, à la longue, attirer l'attention.
Source : Gallica

Portrait de Élie Berthet Élie Berthet Une maison de Paris. Tome 1 (1848)

Mais ce que rien ne saurait peindre, c'étaient la suffisance, l'orgueil, l'arrogance qui se montraient sur sa petite trogne rouge de plébéien. Il semblait tout bouffi de sa dignité d'homme riche, de propriétaire, de maître de maison. D'ailleurs, il avait certaines raisons de penser que le locataire du premier, dont il venait d'agiter bruyamment la sonnette, n'était pas en mesure d'acquitter sa dette, et, par anticipation, maître Bambriquet ne croyait pas avoir de grands ménagements à
garder avec lui.
Source : Gallica

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