Antoine Husson Philippique contre les octroyeurs et les brigueurs de places… (1849)

Visant le but d'aussi loin, on conçoit facilement qu'une fois le pied dans l'étrier, l'homme fonctionnaire ne voit dans sa première investiture qu'une pierre d'attente ; c'est d'escalades en escalades et en grimpant sur les épaules des autres qu'il tend à gravir le faîte des grandeurs. Cette ambition immodérée qui, par ses mouvements multiples, ajoute encore à la concurrence, déjà si terrible par le nombre, ne tourne à rien moins qu'au profit du service.
Source : Gallica

Antoine Husson Deuxième lettre du citoyen Husson…

La souveraineté du peuple abhorre les courtisans autant que les maîtres, et pourquoi ne pas le dire; il.n'y a plus de République Une et Indivisible de possible en France; le passé, le présent et l'avenir relèguent le mot et la chose aux utopies; nous serons constamment le jouet d'intrigants, de rêveurs ou de présomptueux qui, soit en vertu de la prétendue souveraineté du peuple, soit d'après le droit divin, soit par des leurres de gloire tenteront de relever des trônes.
Source : Gallica

Antoine Husson Philippique contre les octroyeurs et les brigueurs de places… (1849)

Il y a enfin ceux à résistance calculée, les Commensaux et les commensaux des commensaux du budget, qui, se pinçant les lèvres d'un rire sardonique, disent que je suis un idéologue voulant la République de Platon. Et moi aussi, je ris, non pas des lèvres, mais des grosses dents : rira bien qui rira le dernier.
Rassemblant ces diverses bandes, on en formerait déjà un gros d'armée ; mais qu'est-ce qu'une armée où la goujaterie domine? Fût-elle encore dix fois supérieure en nombre, elle serait mise à néant par une poignée de démocrates au coeur gaulois.
Source : Gallica

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