Bernard Forest de Belidor

Élements biographiques

Bernard Forest de Belidor La science des ingénieurs dans la conduite des travaux de fortification et d'architecture civile… (1830)

Les murs ne sont jamais établis sur des fondements inébranlables, à moins d'être élevés sur des masses de rochers; ceux mêmes qui ont été fondés sur pilotis sont souvent renversés, parce que ces-pilotis n'ayant pas assez pénétré dans un terrain solide, cèdent à la poussée des terres, et s'inclinent en avant : et on peut avancer généralement que la plupart des murs de revêtement périssent moins par un défaut d'épaisseur que par l'imperfection de leurs fondations. Il en est de même à l'égard de la nécessité de considérer le mur comme une seule pierre.
Source : Gallica

Bernard Forest de Belidor La science des ingénieurs dans la conduite des travaux de fortification et d'architecture civile… (1830)

Lorsqu'on veut décorer une place publique qui doit contribuer à la beauté d'une ville, on ne saurait donner trop d'apparence aux bâtiments qui l'environnent. Or, pour que la magnificence et l'utilité se trouvent de concert, il est à propos de pratiquer deux étages dans la hauteur de l'ordonnance : est si l'on élève le tout sur un ordre rustique, l'ordonnance en aura une augmentation de beauté.
Source : Gallica

Bernard Forest de Belidor La science des ingénieurs dans la conduite des travaux de fortification et d'architecture civile… (1830)

Cependant il n'y a pas de raison de donner autant d'épaisseur aux fondements d'un mur de clôture d'une hauteur médiocre qui ne porte rien, qu'à ceux des piédroits d'une voûte fort élevée et massive, ou d'un autre mur qui doit porter plusieurs grands planchers chargés de fardeaux considérables, comme aux arsenaux et aux magasins pour les vivres ; car il n'y a point d'édifice dont les murs n'aient quelque poussée à soutenir, et c'est ce qui fait qu'ils surplombent plutôt en dehors qu'en dedans.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature