Carlo Matteucci De la Méthode expérimentale dans l'étude du phénomène de la vie… (1861)

Parallèlement à ces productions de chaleur, de travail et d 'électricité, les animaux accomplissent des phénomènes chimiques continus et d'une effrayante complication; il y en a dans les muscles, dans les nerfs, dans les glandes, dans tous les organes; il y en a pendant la digestion et surtout dans l'acte de la respiration. Or il est de l'essence des actions chimiques de produire de la chaleur, laquelle peut élever la température des animaux ou se transformer en travail mécanique, et l'on sait de plus qu'elles donnent toujours naissance à de l'électricité.
Source : Gallica

Carlo Matteucci De la Méthode expérimentale dans l'étude du phénomène de la vie… (1861)

Puisque les études les plus attentives n'ont fait découvrir dans le tissu végétal aucun appareil musculaire destiné à mettre les liquides en mouvement, il faut de toute nécessité que la circulation de ce liquide soit exclusivement réglée par le jeu des forces physiques et chimiques. Or nous savons que les corps solides exercent sur les substances liquides une attraction qu'on nomme moléculaire, parce qu'elle paraît s'exercer à des distances aussi petites que celles qui séparent les molécules elles-mêmes.
Source : Gallica

Carlo Matteucci De la Méthode expérimentale dans l'étude du phénomène de la vie… (1861)

Au commencement de ce siècle, la chimie, qui pourtant sortait des mains de Lavoisier, n'avait que timidement abordé les corps organiques. La physique ne connaissait ni la pile de Volta, ni les merveilleuses théories d'Ampère, ni les lois de la polarisation, ni la machine à vapeur, ni le télégraphe électrique. Soixante années d'études ont suffi pour nous donner toutes ces conquêtes. Nous sommes aujourd'hui peut-être à la veille d'accomplir une pareille révolution dans l'étude des êtres vivans
Source : Gallica

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